27/03/2007

Stroboscopie pour épileptique.


J’ai croisé la fille rose,
des punks et des babas,
des clowns, des Gilles,
des habits aux moines.

J’ai participé aux bals,
carnavals, mardi gras,
J’ai mis des masques,
casquettes à couettes,
des illusions faciles.

Je me fais encore avoir
des grimages, images
messages subliminaux
à lecture trop subtile.

Reprenons : la fille en rose dans le métro se cache derrière sa visibilité fascinante un soir de décembre je pense à elle. L’image.



Patchwork



18:34 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/03/2007

Parasites.


Aujourd’hui c’est pain (presque) sec, ou l'étalage de données brutes à la mode de nos médias-manipulateur de pensées :


Un parasite est un être vivant subsistant au détriment d’un hôte pour une période plus ou moins prolongée de sa vie. Certains parasites ont des cycles complexes, faisant intervenir plusieurs hôtes successifs qui seront tour à tour vecteurs et réservoirs. Il existe des parasitismes obligatoires (le ténia) et d’autres facultatifs (beaucoup de champignons), quelques-uns ont même évolué en symbiose (les lichens).
D’un point de vue strictement immunologique, la grossesse peut être considérée comme un accord parasitaire des plus réussis – le fœtus, qui porte des antigènes différents de la mère, est un corps étranger se développant au sein de l’organisme.
La racine romaine du mot désigne « celui qui s’occupait des provisions des dieux et prenait part aux repas communs. » Plus tard l’expression s’est élargie à celui qui vit au dépend d’une personne ou d’un groupe. Sociologiquement le parasitisme peut tout à fait inclure l’esclavage et pourquoi pas la pyramide économique de nos sociétés – et la question subsidiaire serait encore de déterminer qui parasite qui.

Le bruit parasite est une perturbation inutile et gênante.
(Une cuillère de confiture quand même pour faire passer la tartine :)

Les locataires
Serge Gainsbourg.


J'ai des locataires
J'ai des chambres à la journée
P'tit déjeuner
Café au lait
Service compris
Et taxe en sus
J'ai des puces

J'ai des locataires
Ventilateur au plafond
Cosy corner
Mat'las crevé
Et dessus de
Lit en pilou
J'ai des poux

J'ai des locataires
Radio avec parasites
Pour la télé
En noir et blanc
Deux pièces de cent
Sous dans la fente
J'ai des lentes

J'ai des locataires
Des lavabos ébréchés
Pas très nickel
Eau chaude eau froide
Pas d'savon au
Bidet bain douche
J'ai des mouches

J'ai des locataires
Sur le plan des sanitaires
Baignoire commune
Au rez-d'-chaussée
Sac disposable
Pour celle qui saigne
J'ai des teignes

J'ai des locataires
Vécés au fond du couloir
Linoléum
Un peu dégueu
Trou à la turque
Papier journal
J'ai la gale

17:35 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/03/2007

Hommage à deux roues


Les mains rouges, glacées hurlent
les yeux, les noeilles inondés, débordent
le nez en fleuve intarissable
et la pluie, toute cette eau sur
mon vélo.

Saute-trottoir et fille-volante
ma bi-si-si-clette
en coulisse urbaine
et le bitume, le pavé sous
mon vélo.

Casquette en protège tout
soleil, gouttes et regards
pas vue, pas prise
et l’ombre fantomatique de
mon vélo.

Pédales bien accrochées, chaîne chanteuse,
selle de mes fesses, porte-bagages, loupiotte,
cadenas anti-évasion saugrenue sur
ma mobilité incarnée
mon vélo.

Ha ! Mon p’tit vélo héros, je t’aime
à défaut de te graisser. Hop, je suis passée,
je bifurque, slalom, coupe à travers,
déjà loin, je file avec
mon vélo.

Il en faut peu pour se sentir libre, finalement.


cycliste

11:00 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/03/2007

Idées tordues et pures pertes


Sans doute est-ce l’ennui,
les désillusions accumulées d’une génération qui chantait
désabusée
l’intellect qui tourne en boucles
creuses, vide des neurones fatigués de l’imaginaire
la surenchère permanente des glaires verdâtres
la recherche des montées d’adrénaline, d’endomorphine
la dépendance aux plaisirs extrêmes de la classe moins 37°5
l’égoïsme, l’égotisme, l’égocentrisme, le narcissisme
le besoin de se sentir différent
se croire existant plus que Guignol
et puis unique, particulier
enfin une réussite dans la salissure
Diogène en modèle pour blaireaux incultes
qui croient faire une sortie maligne dans le mépris
réflexe d’adolescent vaniteux à franchir l’interdit
alors la solitude toujours là
le besoin d’entraîner les naïfs pour amoindrir la perversité
qui cogne aux tempes en céphalées coupables
ho! le vilain mot judéo-chrétien, voilà qu’on a trouvé le pourquoi
facile.

Si ça continu faudrait que ça cesse.
Tout de même, y a autre chose à faire.

perte de sens bande

11:00 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/03/2007

Le 10 décembre 1948, on rêvait encore.


Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Droit de lhomme amnestie int

Amnesty International France

10:45 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2007

Question de comptoir : « Et la perfection alors ? »

Bon, s’agit de pas tomber dans le panneau. La chose définition de cette notion, la perfection. On peut discuter de ça autour d’une belle table, d’accord. Le sens philotruc, l’idéal bidulevision, l’absolu machindivin. Mais la question reste – notez, je confirme qu’elle n’a aucun sens: "Et la perfection alors ?"

Y en a qui se sont saoulés autour de ce problème. Pré-texte ou pas, j’veux bien une autre tournée. Et pour faire fierotte, citer tranquille du Baudelaire classieux. Mais non, j’ai choisi Massilia Sound Système.
Ceci (presque) fait, avant de sombrer dans le coma idéaliste, je rappelle que l’abus de substances pychotropes font les retours à la réalité d’autant plus indigestes.



Et rou la la bouteille sur bouteille
Et rou la la bouteille à tour de bras
Et rou la la toujours bouteille sur bouteille
Et rou la la toujours le plaisir de l'amour.

Nos n'anam pas d'aicí
D'ençà luna levada
Nos n'anam pas d'aicí
D'ençà deman matin.

Oh si je prends une femme qui soit belle
Oh grand danger des cornes à porter
Y aura d'autres amants qui la trouveront belle
Et me feront cocu voilà l'amant foutu.

REFRAIN

Oh si je prends une femme qui soit laide
Oh grand danger me faudra la garder.
Comment la regarder cette vilaine laide ?
Toujours devant mes pas ce que je n'aime pas.

REFRAIN

Oh si je prends une femme qui soit riche
Oh grand danger d'aller au cabaret
Elle viendra m'y chercher en me traitant d'ivrogne
" Tu manges tout mon bien les enfants n'auront rien ! "

REFRAIN

Oh si je prends une femme qui soit pauvre
Oh grand danger me faudra la garder.
Il faudra travailler pour nourrir la famille
Travailler tout le jour la li la li la lou.

REFRAIN

E n'i a totjorn quauqu'un
Que n'aima pas la luna
E n'i a totjorn quauqu'un
Que n'aima pas lo lum.


Joap Ramon



















Tableau de Joap Ramon.

11:15 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2007

Les sociétés de performance.

homme orchestre ménage

L’activité, la rentabilité, le bon rapport de performance, le faire optimisé.
Faire, faire et encore et tout en même temps.
Manger en discutant en tapant un sms en pensant à la réunion de l’après-midi en écoutant les infos en matant le beau cul qui passe en fumant une cigarette en buvant un bon vin.
Qu’a-t’on fait vraiment ?
Nous sommes devenus le modèle de réussite d’une espèce cosmopolite aux particularités adaptatives particulièrement efficaces.
Est-ce cela l’avenir sélectif de la vie sur terre ?
Nos élites aux valeurs rentables et les suppléances télévisuelles débilitantes comme remède occupationnel aux syndromes de manque d’action, nous font croire que rien n’est pire que de ne rien faire. Or, qu’est-ce que c’est que de ne rien faire ? En somme ce dont nous avons peur n’existe pas, comme toujours c’est un spectre qui nous tient enchaîné.
Faire tout et tout faire. Ou l’impossibilité déguster le temps.

11:30 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/03/2007

Française.

Exercice du jour : les présentations.

Je suis Française, puisque Bretonne. Ce statut n’est pas un choix, c’est une circonstance plutôt favorable de naissance. Je n’ai rien fait pour mériter ce que je dois assumer et ce dont je bénéficie. On m’a tatoué notre devise, quelque part dans les sillons de mon cortex, bien avant que je me sois posé les premières questions sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Alors même que j’aime poser une certaine esthétique sur ces notions, d'autres de mes compatriotes salissent plus sûrement que moi ce qu’ils prétendent défendre. Je ne me sens aucune fibre patriotique pour une nation incapable de baisser les yeux sur le tas de fumier où elle chante une fierté myope et obscure. Pourtant je lui reconnais sa place primordiale dans la construction de ce que je suis et j’y intègre une forme de chance relative – qui n’est rien encore comparativement à la probabilité de ma propre existence (pensez seulement qu’un ou deux spermatozoïdes particuliers ont fécondé un ovule précis depuis des centaines de générations). La France c’est à dire ma famille, mes voisins, mes professeurs, l’éducation nationale, les bureaux de poste, les fonctionnaires et l’administration, le ministère de la santé, mes collègues de travail, le public, plus de cinq millions d’anonymes électeurs incompétents, une grande majorité de bovins ruminants, les boulangeries, le patrimoine historique, l’environnement, les officines culturels, la SNCF. J’en réfute l’idée d’appartenance, quand bien même je ne serais jamais autre chose qu’une française. Je ne suis pas la première, évidemment. Cette position n’a pas de valeur originale, c’est un état de fait.

J'assume la laïcité mal digérée de ma société judéo-chretienne et, en guise de consolation, je vous balance les paroles d’
Hubert Félix Thiéfaine:

Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable.

Coupable, coupable.

J'me sens coupable d'avoir assassiné mon double dans le ventre de ma mère et de l'avoir mangé.
J'me sens coupable d'avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté de me pendre avec mon cordon ombilical.
J'me sens coupable d'avoir offensé et souillé la lumière du jour en essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux la première fois où j'ai voulu voir où j'en étais.
J'me sens coupable d'avoir méprisé tous ces petits barbares débiles insensibles, insipides et minables qui couraient en culottes courtes derrière un ballon dans les cours de récréation.
Et j'me sens coupable d'avoir continué à les mépriser beaucoup plus tard encore alors qu'ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges, des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des évêques ou des chimpanzés névropathes.
J'me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses.
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'avoir été dans une vie antérieure l'une de ces charmantes petites créatures que l'on rencontre au fond des bouteilles de mescal et d'en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de paradis perdu.
J'me sens coupable d'être tombé d'un tabouret de bar dans un palace pour vieilles dames déguisées en rock-star, après avoir éclusé sept bouteilles de Dom Pé 67 dans le seul but d'obtenir des notes de frais à déduire de mes impôts.
J'me sens coupable d'avoir arrêté de picoler alors qu'il y a des milliers d'envapés qui continuent chaque année à souffrir d'une cirrhose ou d'un cancer du foie ou des conséquences d'accidents provoqués par l'alcool.
De même que j'me sens coupable d'avoir arrêté de fumer alors qu'il y a des milliers d'embrumés qui continuent chaque année à souffrir pour les mêmes raisons à décalquer sur les poumons en suivant les pointillés.
Et j'me sens aussi coupable d'être tombé de cénobite en anachorète et d'avoir arrêté de partouzer alors qu'il y a des milliers d'obsédés qui continuent chaque année à souffrir d'un claquage de la bite, d'un durillon au clitoris, d'un anthrax max aux roubignolles, d'une overdose de chagatte folle, d'un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du gland, de gono, de blenno, de tréponèmes, de chancres mous, d'HIV ou de salpingite.
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'être né français, de parents français, d'arrière-arrière... etc. grands-parents français, dans un pays où les indigènes pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand nombre de lettres de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent stupéfaits et même un peu jaloux.
J'me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui ce genre de pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers écœurés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement troublés et choqués par ce genre de pratique.
J'me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'œuvre de l'anonymat.
J'me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé.
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond solitaire alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter c'est la turlutte finale.
J'me sens coupable de remettre de jour en jour l'idée de me retirer chez mes Nibelungen intimes et privés, dans la partie la plus sombre de mon inconscient afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides, serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les hè-è-vres, les Tamagochis et les poissons rouges.
J'me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955, un peu après 17 heures 40, au volant du spyder Porsche 550 qui percuta le coupé Ford de monsieur Donald Turnupseed.
J'me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer alors qu'il y a quelque six milliards de joyeux fêtards crapoteux qui continuent de se battre entre-eux et de s'accrocher à leur triste petite part de néant cafardeux.
Je me sens coupable, coupable !

album "Le bonheur de la tentation"

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