02/07/2007

Les grandes révélations de la vie.


Il y a les gens que l’on rencontre. Et puis les autres, ceux que l’on côtoie. Il y a les ponts et les ravins. Et même parfois des trucs indéfinissables et sans fond, sans fondement. C’est la sociabilité professionnelle et boulangère des sourires aimables qui n’iront jamais plus loin. Sans que l’on puisse savoir pourquoi. Tout de même, avec le temps, on augmente la probabilité de trouver l’exact point d’un désaccord profond et inaliénable. Je viens d’en faire l’expérience avec une petite phrase lâchée au hasard :
«Le jazz me fait mal aux oreilles. Les notes dissonantes de cette musique m’agressent tellement que je n’avais plus qu’une envie : éteindre cette chaîne Hi-Fi».

Je ne suis vraiment pas fan de Jazz, mais tout de même mon cœur a bondi comme mon sourcil gauche : je venais de comprendre ce qui me sépare à jamais de cette personne : le Jazz. La foudre divine m’aurait frappé que l’effet n’aurait pas été plus grand. Héroïne de BD je me serais allumée une ampoule géante sur la tête.
Globalement cette grande découverte ne change absolument rien. Avant même de trouver un argument objectif pour ne pas aimer les gens, le corps, lui, sait, d’emblée. En une somme d’informations inconscientes qui forme l’instinct, le ressenti, les réactions cutanées et nasales, les raccourcis cérébraux et les préjugés. Mine de rien ça marche, malgré nous. Certaines sociabilités demandent la proximité d'une caisse de supermarché. C’est comme ça.

A moins que ce ne soit justement l’à-priori qui ne nous fasse guetter les lumières dans la nuit. Avec la vie, faut se méfier des grandes révélations.


17:04 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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