04/07/2007

Ceux-là qui portent le même nom que moi.


Ils m’appellent, fort. Quand rentres-tu ? Ils n’y a qu’eux pour me dire ça, même moi j’ignore l’exacte latitude de mon chez-moi. C’est sûrement pour ça que je les aime. Et puis ils sont l’enfance, les noëls partagés, le nez de la lignée. Ils sont un endroit. Ils sont un refuge en montagne, un phare Breton. J’y rentre donc, ils sont une pièce de chez moi. Il y a la mère, les sœurs, les grands-parents, les oncles et tantes. Ils sont le même, chacun. Une grande et lumineuse chambre, un sombre couloir, un grenier merveilleux, une cuisine odorante, des vacances à la plage. Des jeux et des gourmandises, un toit toujours, dix toi avec une même charpente. Ils sont là, même là-bas. Ils sont absents ou est-ce moi ? Ils sont là là là comme moi. Ils m’appellent, j’arrive, une petite minute encore et je viens me réchauffer à vous. Vous donner mon feu et ma joie. Je venais, je reviendrais, je viens, je suis revenue.


23:44 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Au sujet de "J'ai peur" et des autres textes Je suis très fier de t'avoir rencontré et de te connaître.

Écrit par : Peu importe | 07/07/2007

Merci Je suis aussi très fière de nous avoir rencontré mais de ne pas nous connaître.

Écrit par : Skoliad | 11/07/2007

Très beaux J'aime cette façon coulée de dire les choses. Continuez, je reviendrai à votre page. Souvent. A bientôt.
Dany

Écrit par : Dany | 08/08/2007

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