20/08/2007

Méthodes pédagogiques.

 

J’ai découvert nuitamment un jeu pour enfant, tout à fait remarquable de pertinence, de tout point de vue. L’idée est simplissimement géniale : il s’agit d’une grosse rondelle de caoutchouc tournant sur un socle légèrement incliné par rapport à l’horizontal. De loin ça ressemble à un tourniquet ordinaire. Mais quand on s’assoit au sommet le poids de notre propre corps nous faire descendre. De toute façon l’idée n’est pas de s’asseoir mais bien de marcher et rapidement courir sur ce véritable tapis roulant. Evidement plus on va vite, plus l’équilibre est précaire et la chute imminente. L’objectif, me semble-il, est d’arriver au point culminant et de s’y maintenir par je-ne-sais quel procédé de haute voltige. A moins de surfer, désinvolte, la descente. Toujours est-il que je n’y suis jamais arrivée. Aussi je me venge du maudit engin en acclamant l’incroyable pertinence d’un tel objet dans les parcs de jeux. A l’évidence, quelle belle démonstration de vie pour les chers bambins. Petits, ils font connaissance avec les lois de Newton ; plus grands, ils ont un aperçu de la perverse course vers le sommet d’un grand cirque, pardon : cercle.

 

06:15 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/08/2007

Spectateur.


Je passe des heures sur le balcon. J’y vais pour fumer et je reste là, longtemps après le coucher du soleil, quand les salons du voisinage s’allument. La vie des autres, en fenêtre sur cour, met des accents circonflexes à mes sourcils. C’est de la télé réalité sans la télé, en plein dans la réalité des circonstances quotidiennes mais résolument via l’imagination du spectateur. Regarder, se faire voyeur des gens d’en face où je me perds par les yeux et la rêverie, des nuits entières. Comme pour rendre le monde plus rassurant ou plus effrayant, je ne sais pas très bien. Des fenêtres miroirs, des hublots par où je m’aperçois en ombre mal définie. L’image d’un reflet superposé qui ne me permet même plus de confondre tout à fait. Mais je reste là, encore un peu, le mégot éteint. A ne pas savoir vraiment ce qui se passe.
 

 

fuites,

Je ne suis pas plombier. J’ai plutôt bien choisi ma voie puisqu’en l’occurrence mes étanchéités laissent à désirer. D’ailleurs je suis nulle en bricolage. Car enfin, comment faire la différence entre un pas pour avancer et un pour s’éloigner, en vrai, hein ? Je ne nie pas la problématique des inondations domestiques, je songe simplement à la difficulté de les identifier, concrètement. De toute façon on a tous nos petites hypocrisies, une petite fuite de temps en temps, plus ou moins consciente, plus ou moins remarquable, les siennes et celles des autres, toutes hautement inexplicables. Ceux-là même qui veulent nous en apprendre sur la conjugaison du verbe assumer, deviennent d’ailleurs rapidement insupportables. Ils concrétisent bien trop sûrement l’intolérance à l’imperfectibilité qui nous rend beaux. L’humain fuit de toute part et ça donne parfois de belles avancées.

 

et actes. 

J’attends demain, lundi. 

20:03 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |