01/12/2007

La pluie de saison.

averse 2

L’air était lourd, déjà, ce matin. Vers deux heures, une brusque chaleur est arrivée. J’étais moite. Et puis, à peine une heure plus tard, il est arrivé. L’orage. En dix minutes les éclairs étaient synchrones au tonnerre. Une avalanche d’eau. Qui faisait du bien, finalement. La pluie a tout noyé. Tout à coup. Comme ça. Et puis elle s’est arrêtée quasiment d’un coup. Comme ça. Et la terre ! Qui absorbe, si vite, ce que le ciel lui offre. La brume recouvre notre nuit et demain les flaques auront disparues.

 

averse 3

 

 Bizarrement, où serait-ce un récurant romantisme offrant un lien à la nature dans mes émotions ? Un mal incurable, j’en ai peur - tout de même, un fait remarquable : quand l’eau a cessé, mes premières larmes ont coulé. C’était les larmes de seulement 15 jours de stress. Mais elles ont fait du bien, aussi, après tout. J’ai plein de bonnes excuses, n’allez pas croire. J’ai travaillé 15 heures hier, oui monsieur, moi. J’accuse même mes 45 heures hebdomadaires en quatre jours, oui madame, moi. C’est le temps de m’y faire, voyez-vous, l’adaptation. Le climat. La nourriture. Les grosses fleurs de mes rideaux.Quinze jours, tout de même, c’est pas super glorieux, pour une héroïne. Je suis sûr que Lara Croft ne pleure jamais. Ça tombe bien, j’ai jamais aimé les armes à feu. 

29 nov. 07

16:12 Écrit par skoliad dans RD Congo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

devenir perméable au climat et avoir le coeur chaud de touts temps.

Écrit par : Milady | 07/12/2007

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