09/08/2008

Le pays des milles collines.

Le Rwanda, donc. La Suisse Africaine. Les volcans comme de gigantesques mamelles vertes d’un pays minuscule. Des kilomètres de plantations sur des montagnes brumeuses. Les routes sinueuses et entretenues. Les gorilles dans la brume, c’est là, exactement. Les lacs. Le Kivu, à l’ouest, une mer d’eau douce. Les vagues poussées par le vent depuis l’autre bout donneraient presque des goûts salés aux lèvres. Une illusion entre les sommets : l’horizon. Ses plages et ses ballades, ses hôtels de luxe. Les parcs. L’Akagera, à l’est. Les girafes, les gazelles, les hippos, les buffles. Des lions et des éléphants, des zèbres, il paraît, mais ils m’ont snobé les saligots. Et le brunch par-dessus tout ça, au paradisiaque Akaguera Lodge, sur les collines surplombant le parc. Surtout ne pas y loger, à moins d’avoir 250$ à claquer, mais y déjeuner sur la terrasse. Les babouins qui courent sur les toits essayent de vous piquer votre banane pendant que les gardiens courent après en se marrant de passer le temps. Les cigognes blanches, les aigles, les ibis, les martins pécheurs, les oiseaux partout. Les cigognes noires. Les mémoriaux au génocide. Aussi. L’humanité. L’humanité partout, comme une claque caresse. Les Rwandais, leurs sourires, l’accueil. Les fleurs devant les maisons. La richesse d’un pays et de son peuple. Le nettoyage civique de toute une nation le dernier samedi matin de tous les mois. Les bons restos, les douches chaudes, saunas et bains – ben oui, ça les bains chauds tous les jours pour moi, merci, l’humanité ça a du bon - les piscines. Les petits bistros locaux – si vous souriez, on vous monte une table sur le toit pour voir le lac derrière les cyprès. Les magasins. Ha ! Les magasins. Le shopping. Les négociations, les rires et les énervements. Les marchés colorés. Les motos taxis, casques verts obligatoires, bien plus rapide et moins cher que les voitures. Les taxis brousse pour aller à l’autre bout du pays en 7h avec une vingtaine de voisins ravis de vous aider. Bob Marley à fond dans le mini-bus surchargé, ça se vit carrément bien. C’est à quel hôtel que vous descendez ? Ha ! On vous dépose ! Deux arrêts sur la route de Kigali, quelques cacahouètes achetées par la fenêtre. L’humanité encore. L’axe Goma (RDC) – Kigali qu’on élargi. Aménagement pour la sortie des diamants et cassitérite du voisin Kivu Congolais. Financé par l’EU. Rien à voir avec les « évènements », non rien, on a rien vu. Mais on voit bien la route, ça oui. Le Français boycotté, l ‘Anglais partout – Mr le président à fait ses études aux USA-  et surtout le Kenyrwandais. Un peu de Swahili passe bien. Djambo sana.

 

Si tu ne connais pas l’Afrique, va là. Appelle Déo, le chauffeur qui ramène ma casquette oubliée à 100km de là, gratos et avec le sourire. Va là et ouvre grand tes oreilles, tes mirettes, ton cœur. Entre deux collines, tu pourrais bien tomber en amour pour ce pays-là.

 IMGP1346

8/8/8

15:39 Écrit par skoliad dans Routes et croisements. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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