30/11/2008

Coup de gueule

 

sncf.fr : le site le plus pourri que je connaisse.

 

 

15:29 Écrit par skoliad dans Routes et croisements. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2008

J+

Le voyage en boîte, le sommeil entrecoupé, le premier café à l’aéroport. Putain de valise trop lourde. La journée de debriefing, la douche chaude pendant la pause de midi. Le secrétaire me disant « c’est pas le luxe ! ». La pluie fine sur le visage, j’avais oublié la sensation d’une pluie fine comme une multitude de petites pattes sur ma peau, un poème, espagnol, je crois. Le chinois devant la télé, les raviolis et le riz cantonnais pendant les infos Belges. En Françe le débordement de la Loire fait râler, il faut aller chercher l’eau potable dans les magasins, un président noir aux Etats-Unis. La nuit à 18h, le KO à 20h, le sommeil léger, le réveil à 8h, 7h là-bas, mon rythme d’avant, mon rythme maintenant.

Le petit déjeuner, le pain au chocolat, les pains en fait, un peu mal au ventre en sortant. Le bus, les routes lisses, le métro, la ville déserte du samedi matin. Le coiffeur. De nouvelles bottes. Un pull et des gants. La consommation exagérée. Mal aux pieds. A la carte de crédit, aussi, mais c’est moins gênant. Le téléphone frénétique. La Wi-fi, c’est pratique. Les camels. La foule. J’ai froid. Mais pas autant que je pensais. Les enfants blonds.

Je vis des jours sous stroboscope. Tout est plus lumineux, instantané, déjà disparu, image suivante. Mon regard. Mon sourire après les larmes. Le monde étonnant.

17:55 Écrit par skoliad dans RD Congo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2008

J-1

 

Je suis triste.

Très.

 

17:48 Écrit par skoliad dans RD Congo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/11/2008

J-2

J’essaye de faire mes bagages. J’ai cet immense privilège de vivre mon départ en écho différé : le sac demain, la fille dans 2 jours. Et franchement, j’ai beau penser aux bains chauds qui m’attendent, à la choucroute de Maman et à des grasses matinées de 3j, j’apprécie moyennement le trip du bagage à faire de manière anticipée. Je suis du genre à boucler le sac 1h avant le départ. Je suis aussi du genre à ne jamais dire Adieu. Ce départ, c’est vraiment pas mon genre.

Et puis il fait froid en Europe. Une idée soudaine : j’vais même pas sortir de l’aéroport. Direct sur le premier guichet pour le premier vol. Je reste en tongue. Bonne idée.

J’essaye de faire mes bagages et je tourne en rond. Voilà ce qu’il se passe à J-2. Je tourne en rond ce soir comme toute la journée. Je tourne en rond dans ma tête, dans mes yeux embrumés. Pathétique.

Il y a 6 mois de ça, je vivais exactement l’inverse. Partir de cet enfer. Je vous emmerde, vous êtes tous des cons même moi. Tu vois le genre. Et là, paf, deuxième effet kiss-cool, je suis lamentablement effarée à l’idée de partir. Les quitter. Ne plus les revoir. Un vrai drame dans ma tête de grande pétasse.

Une autre idée géniale, tout à coup : revenir. Oui, c’est ça, tout simplement. Y a qu’à revenir. Hein qu’elle est bonne l’idée. Plus d’adieu, plus de drame. Je pars juste en vacances. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt, on se le demande.

J-2, c’est l'angoisse du cul entre 2 continents.

 

08:12 Écrit par skoliad dans RD Congo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |