07/02/2009

Overdose informative.


La chaussure dans la gueule. Les jeux olympiques. Merde les jeux Olympiques. La grande barre à gauche, le vaisseau bleu révèle subitement les rayures rouges des états-unis; pendant que la moitié crève de faim, l'autre perds l'équilibre. Ha! le peuple s'y perd. Le peuple est perdu. Plus personne n'est du peuple. Le peuple se travesti gratis des paillettes d'illusion télévisées, le peuple tapine sur les trottoirs d'une gloire inaccessible, le peuple se brade sur e-bay. Tandis qu'ailleurs, far far away, d'autres s'entretuent pour des cailloux. Mais on vire à gauche a dit le capitaine, on évitera le grand mur. Ayez confiance. Confiance. Et priez un peu, ça fait jamais de mal. La paix universelle. Le grand tout Amour, amen. Amour, gloire et désespoir. Tous ensemble, sauf les banquiers. Et les arracheurs de dents. Et ça passe à l'aise. Z'auraient tord de se priver les chéris. Noter bien, y a toujours plus mal que soi. Du moment qu'on regarde surtout les détails. La télé réalité nous sauve des analyses hors de prix pour nos cerveaux emmitouflés. Les jeux et peoples tiennent bien l'assistance. Qui en oublie de venir, du coup. On peut bien claquer là, à nos pieds, tout le monde s'en fout. Le syndrome machin qui fait que personne ne sent directement responsable au milieu d'une foule. Et ça tombe bien, la foule grouille encore, tient bien chaud dans les rues où nos vagabonds crèvent de froid. Menant à bien leur seule fonction sociale: rappeler à chacun ce qu'il a à perdre. Ha! L'injustice. Oui, oui, on connait. Justement! Merci! Y en a un sacré lot pour chaque jour de l'année. J'vais pas sauver le monde à moi tout seul tout de même, mais je trierai mes déchets. Promis. Et la peur bordel de merde. Cette putain de peur qui suinte les pixels de partout. Les joueurs de loto se retrouvent tous devant l'écran pour les tirages quotidiens, et j'applaudis bien haut l'administration communale. La 3ème révolution nous prend par la gorge. La planète est moins bon public que nous, pauvres cons. Faisons mine de penser. Yes, we can. On peut continuer à croire qu'avec un peu de chance on finira tous bobos, écolos, végétariens et heureux. Oui, on peut faire comme ça.


La chaussure dans la gueule, tout de même, hein.

C'est déjà un début.



03:34 Écrit par skoliad dans Des raisons de révolte. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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