10/01/2010

Une phrase, une génération.

 

« Je n'ai pas peur de mourir, j'ai peur de n'avoir pas assez vécu ».

J'ai aimé cette phrase. Je l'ai trouvé pimpante dans son bel habit discursif. Elle a résonné pour moi, comme elle résonne peut-être pour vous. Je l'espère, je le crois. Cette petite phrase de notre génération. De celle qui consomme les baskets, les télés, les hamburgers et la vie.

Je ne vais pas définir pour vous la vie, la mort, la peur. Le cadre conceptuel vous irez le chercher vous même, dans les livres ou sur wikipédia, dans vos sémantiques personnelles, dans vos représentations, chez vos voisins.

Ce qui m'interpelle, ici, maintenant, dans cette résonance, c'est cette autre question, venue tout de suite après: peut-on ne pas assez vivre ? Puisque l'on vit de toute façon. Chaque instant n'est il pas assez précieux en lui-même, que l'on doive y trouver une valeur ajoutée ? Doit-on remplir une vie comme une vase creux ? Et de quoi le rempli t'on ? De l'avoir ? Du faire ? De l'être ? Les codes et les normes culturelles nous conseillent la voiture, la maison, le mariage, les enfants, le travail, le bénévolat pour les resto du coeur. Bon. Et alors ? On sent tout de suite, instinctivement, que c'est pas ça, la vie. Ce remplissage coloré d'un dessein qu'on nous aurait refilé quelque part entre notre conception et notre premier choix conscient.

Moi, finalement, j'ai peur de mourir parce que j'ai peur de cesser de vivre. Probablement parce que je n'ai jamais essayé de ne vivre pas assez.

Bonne année 2010.

 

12:51 Écrit par skoliad dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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