22/04/2010

La Vème république: histoire de torchons et de serviettes.

 

A l'époque, un dénommé Serge Gainsbourg avait été au cœur de la controverse pour sa reprise de "La marseillaise". Le Monsieur répondit par voie de presse son fameux: « On n'a pas le con d'être aussi droit ».

 

Vingts ans plus tard, détourner l'image du drapeau national est plus que jamais source de polémique. Sous le couvert du politiquement correct, le thème désormais incontournable de « l'identité nationale » se matérialise, sacralisé, autour de l'emblème de la république. Des poursuites pénales sont demandées par la ministre de la justice elle-même.

Le pouvoir, l'état, les représentants des citoyens, ces élus censés diriger sous le cadre de la loi et de la constitution, modifient, réinterpètent à loisir, maintenant directement et quotidiennement, la définition de ce qu'est la république française.

Ainsi, le même jour, le président-1er ministre- ministre de l'intérieur-et de l'économie-et du reste relance le débat sur l'interdiction du port du voile intégral par les femmes.

Rappelons que le conseil d'état, les sages de cette même république, avaient statué sur le texte comme étant contraire à la constitution Française;  mais aussi aux droits de l'homme Européen, dont la France, qui se targue si allégrement d'avoir inventé le principe, est bien évidemment signataire.

 

 

Donc, je comprends bien, cette putain de république serait en fait cette femme au sein nue, courant mal cachée par le drapeau sainte-nitouche de l'identité Française; tandis que la constitution, les droits de l'homme (et du citoyen) ne seraient plus que le tas de cadavres qu'elle piétine.

 

Alors pourquoi, dites-moi, ai-je cette impression lancinante, et très désagréable, que notre attention, comme lors d'un tour de prestidigitation, est perpétuellement reporté sur le mauvais côté des choses ?

 

 

22:16 Écrit par skoliad dans Des raisons de révolte. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |