30/11/2008

Coup de gueule

 

sncf.fr : le site le plus pourri que je connaisse.

 

 

15:29 Écrit par skoliad dans Routes et croisements. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/08/2008

Le pays des milles collines.

Le Rwanda, donc. La Suisse Africaine. Les volcans comme de gigantesques mamelles vertes d’un pays minuscule. Des kilomètres de plantations sur des montagnes brumeuses. Les routes sinueuses et entretenues. Les gorilles dans la brume, c’est là, exactement. Les lacs. Le Kivu, à l’ouest, une mer d’eau douce. Les vagues poussées par le vent depuis l’autre bout donneraient presque des goûts salés aux lèvres. Une illusion entre les sommets : l’horizon. Ses plages et ses ballades, ses hôtels de luxe. Les parcs. L’Akagera, à l’est. Les girafes, les gazelles, les hippos, les buffles. Des lions et des éléphants, des zèbres, il paraît, mais ils m’ont snobé les saligots. Et le brunch par-dessus tout ça, au paradisiaque Akaguera Lodge, sur les collines surplombant le parc. Surtout ne pas y loger, à moins d’avoir 250$ à claquer, mais y déjeuner sur la terrasse. Les babouins qui courent sur les toits essayent de vous piquer votre banane pendant que les gardiens courent après en se marrant de passer le temps. Les cigognes blanches, les aigles, les ibis, les martins pécheurs, les oiseaux partout. Les cigognes noires. Les mémoriaux au génocide. Aussi. L’humanité. L’humanité partout, comme une claque caresse. Les Rwandais, leurs sourires, l’accueil. Les fleurs devant les maisons. La richesse d’un pays et de son peuple. Le nettoyage civique de toute une nation le dernier samedi matin de tous les mois. Les bons restos, les douches chaudes, saunas et bains – ben oui, ça les bains chauds tous les jours pour moi, merci, l’humanité ça a du bon - les piscines. Les petits bistros locaux – si vous souriez, on vous monte une table sur le toit pour voir le lac derrière les cyprès. Les magasins. Ha ! Les magasins. Le shopping. Les négociations, les rires et les énervements. Les marchés colorés. Les motos taxis, casques verts obligatoires, bien plus rapide et moins cher que les voitures. Les taxis brousse pour aller à l’autre bout du pays en 7h avec une vingtaine de voisins ravis de vous aider. Bob Marley à fond dans le mini-bus surchargé, ça se vit carrément bien. C’est à quel hôtel que vous descendez ? Ha ! On vous dépose ! Deux arrêts sur la route de Kigali, quelques cacahouètes achetées par la fenêtre. L’humanité encore. L’axe Goma (RDC) – Kigali qu’on élargi. Aménagement pour la sortie des diamants et cassitérite du voisin Kivu Congolais. Financé par l’EU. Rien à voir avec les « évènements », non rien, on a rien vu. Mais on voit bien la route, ça oui. Le Français boycotté, l ‘Anglais partout – Mr le président à fait ses études aux USA-  et surtout le Kenyrwandais. Un peu de Swahili passe bien. Djambo sana.

 

Si tu ne connais pas l’Afrique, va là. Appelle Déo, le chauffeur qui ramène ma casquette oubliée à 100km de là, gratos et avec le sourire. Va là et ouvre grand tes oreilles, tes mirettes, ton cœur. Entre deux collines, tu pourrais bien tomber en amour pour ce pays-là.

 IMGP1346

8/8/8

15:39 Écrit par skoliad dans Routes et croisements. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2007

Londres et les communs des transports.

 

Les chauffeurs de bus Londoniens sont fous. Peut-être sont-ils payés au nombre de courses à la journée ? Car de fait ce sont des pilotes de courses. Impossible d’attendre plus de 5 secondes, il leur faut doubler, zigzaguer, piler, accélérer. J’en ai même surpris à délaisser les usagers gesticulant puis hurlant à l’arrêt réglementaire, pour ne pas perdre l’avantage sur le collègue qu’il venait de doubler. Véridique. Pour les amateurs de sensations fortes, je conseille vivement l’étage supérieur: chahut garanti, accrochez-vous on redémarre.

 

Les chauffeurs de bus Londoniens sont fous, moins rapide que le metro, certes, mais imbattables sur le bitume aux heures de pointe. Ils vous ramènent chez vous à toute heure ce qui est indéniablement très pratique pour les noctambules. Et pour une livre seulement ils vous montrent la ville la plus étendue que je connaisse.

 

Les chauffeurs de bus Londoniens sont des fous. Je les adore.

 

15:44 Écrit par skoliad dans Routes et croisements. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/05/2007

Mes subjectivités à Düsseldorf.


La ville grise m’attendait sous la pluie que quelques rayons de jazz adoucissaient. Les wagons m’ont projeté au cœur des années 60, avec la tristesse en plus. J’y ai vu autant de femmes pleurer que d’hommes bière à la main ; à Düsseldorf les gens se noient du quotidien trop riche et trop pauvre. Les maisons luxueuses accueillent des gardes robes mornes et tristes. Elles sont lisses comme les morts aux alentours. Les conducteurs sont pressés, ils travaillent. J’ai senti le goût acre d’une ville sans joie, d’un pays dont même la langue est une agression pour l’oreille. Je plains les habitants de Düsseldorf malgré le jazz. Si je retourne au village des crétins un jour, j’y prendrai un amoureux pour mettre du rose à mes yeux. Düsseldorf manque de rose.

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23:54 Écrit par skoliad dans Routes et croisements. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |